Ce
style martial vient de la province du Hebei et plus
particulièrement du comté de Cang
qui, bien que d'origine taoïste, s'est curieusement
transmis dans la minorité musulmane des Hui.
Le
Baji Quan remonte, d'après certaines sources
historiques, à la dynastie Ming (1368-1644)
mais dont on entend vraiment parler avec Whu Zhong
(1712-1802), spécialiste non seulement en
Baji Quan mais aussi en Pigua Quan et au maniement
de la grande lance.
Le
Ba Ji Quan est un art martial chinois traditionnel
reconnu pour ses mouvements rapides et énergiques
qui se concentre sur des coups avec les coudes et
les bras. Les poings, les hanches et les épaules
ont également un rôle essentiel dans
la pratique de ce style. Toutes les techniques sont
exécutées avec puissance et à
courte distance. Cette puissance est particulièrement
développée grâce à un
travail spécifique sur la circulation et
la maîtrise de l'énergie interne.
Également
nommé boxe des huit extrémités
- ou bien également "boxe des huit extrêmes
" ou encore "boxe des huit directions"
- le Ba Ji Quan est aussi appelé Yueshan
Baji Quan (Baji Quan du mont Yueshan) ou Kaimen
Baji Quan, (Kaimen signifie "ouvrir la porte")
qui peut se référer aux six façons
de pénétrer la garde du style. Le
Baji Quan est un style qui possède une solide
réputation, non usurpée, d'efficacité
martiale.
La
décontraction et une parfaite coordination
corporelle sont alors nécessaires. L'enseignement
du Baji Quan commence généralement
par l'étude des structures et des positions
du style, puis vient l'apprentissage des pas.
Le
Baji Quan comprend aussi différentes méthodes
de renforcement qui se font avec des partenaires
ou avec différents instruments (poteaux de
frappes, etc.).
Un
aspect peu connu du style Ba Ji Quan est le côté
interne du travail du ch'i, qui lui vient de ses
origines taoïstes.
Particulièrement
centré sur le développement de la
puissance interne engendrée par la pratique
des techniques, le nei gong (pratique de la maîtrise
du ch'i) apporte véritablement un développement
total de l'individu qui s'adonne à ces pratiques
internes, qui donnent des résultats rapides
et véritablement spectaculaires.
Il est fort regrettable que
seuls les aspects martiaux violents aient principalement
retenu l'attention des pratiquants de toutes origines.
Heureusement une transmission
de ces enseignements a été préservée
et peut être étudiée avec la
certitude, si la pratique est régulière,
d'obtenir des expériences internes et externes
difficilement croyables, tant qu'on ne les a pas
expérimentées par soi-même.
Six aspects principaux sont
étudiés et travaillés dans
les écoles traditionnelles de Ba Ji Quan,
à savoir :
Ding
Bao
Ti
Dan
Kua
Chan
L'aspect martial, fort développé,
comprend une vingtaine de tao lu.
Comme indiqué plus
haut, le travail sur l'énergie reste assez
confidentiel, la demande "moderne" des
pratiquants se situant surtout sur les côtés
les plus agressifs et physiques de la pratique.
Pour beaucoup, les aspects
d'origine taoïste du travail sur la maîtrise
du ch'i ne sont plus que folklore.
Ceci est fort regrettable
car les résultats obtenus par les pratiquants
assidus dans l'exécution des exercices correspondant
à ce niveau de pratique sont encore plus
évidents et spectaculaires que ceux de l'aspect
martial du Ba Ji Quan.
L'efficacité recherchée
dans les techniques martiales à été
également privilégié au niveau
du développement interne. Donnant ainsi toute
sa valeur originale à ce style si particulier.