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Les Origines de l’Alchimie

Les Origines de l’Alchimie

La science hermétique, attribuée à Hermès Trismégiste, dit le Trois fois Grand, est un art, une mystique, réservé à l’homme de la fin du Kâli Yuga (l’âge sombre, l’âge de fer) afin d’atteindre la rédemption salutaire au moyen de dualités chimiques telles que le Yin et le Yang ou encore, le mercure et le souffre.

Depuis la nuit des temps, les alchimistes ont cherché dans le métal un moyen d’outrepasser leur condition afin de tendre vers un idéal divin.

Hermès, décrit tantôt comme un Roi d’Égypte ayant réellement existé, tantôt comme un Maître spirituel semblable à Moise, ou encore, comme un simple personnage fictif, il n’en reste pas moins une figure emblématique de l’alchimie.

Hermès, aussi appelé “Premier des Rois”, fait référence à la recherche de l’or considéré comme un symbole dans le domaine hermétique.

Cette science étant aussi vaste qu’elle n’est complexe, il convient de comprendre qu’une chronologie linéaire n’est nullement envisageable. En effet, des découvertes alchimiques virent le jour parallèlement dans différentes parties du monde.

Les origines de l'Alchimie

Les origines de l’Alchimie

Ces découvertes ne traitèrent bien souvent pas de la même utilisation des métaux, puisque les influences de leur époque respective ont alors joué un grand rôle dans le développement de cette science.

C’est vers l’Égypte que nous nous tournerons en premier lieu car c’est là qu’apparut au IIIe siècle de notre ère les premiers manuscrits reliés.

Les scribes quittèrent enfin les rouleaux de papyrus de plusieurs dizaines de mètres de long pour ne plus condenser leurs écrits que dans des ouvrages semblables à ceux que nous connaissons bien.

Par l’écriture, la Haute science se diffusa enfin partout dans le monde, influençant principalement la Grèce, la Chine, et les pays Arabes.

L’alchimie étant une science, et non une religion, elle unifia ainsi de grandes idées qui firent avancer l’humanité. La religion unique et cosmique issue des mystères de la Haute Antiquité, tombée en décadence au fil des siècles, ne laissa derrière elle que des bribes d’une histoire au sens caché que la science hermétique tentait de redécouvrir.

Parmi les difficultés de l’alchimie, se posait le véritable problème du métal. Ce domaine de recherches fut le sujet de nombreuses expériences et théories, dont celles d’Empédocle, au Ve siècle avant J.C:

“Dans la mesure où jamais le changement n’arrête son perpétuel devenir.
Tout existe perpétuellement, immuablement dans le cycle du temps…
Tantôt l’un grandit, s’élançant seul du multiple pour atteindre son être.
Sous la forme du feu, de l’eau, de la terre, et de l’air.

La haine, force extérieure, destructible, maintient en équilibre chaque élément séparé, égale en action à chacun d’eux.
L’amour, force intérieure, rassemble les éléments en une masse unique…
Les éléments sont identiques éternellement à eux-mêmes.
Ils ne font qu’échanger d’apparentes métamorphoses, bondissant les uns à travers des autres, éternellement semblables en leur être”.

De nombreuses oeuvres traitèrent des métaux dans leurs multiples utilisations à travers le monde entier et couvrant toutes les époques de l’Histoire.

Avec la destruction de la fameuse bibliothèque d’Alexandrie, dont la date reste très discutée, l’alchimie perd probablement ses plus grandes oeuvres. Aux prémices de l’art alchimique, l’idée de pierre philosophale reste étrangère à ces magistes qui se contentent de transmutation d’un métal à un autre.

Avec l’invasion de l’Égypte au VIIe siècle par les arabes, vient l’intérêt de ces conquérants pour la science hermétique qui se sont autant intéressés à la médecine universelle qu’à la science des métaux. Ils sont les véritables précurseurs de la chimie, de la physique, et de la médecine occidentale.

Le plus célèbre des alchimistes arabes, considéré comme le fondateur historique de l’alchimie est Abu’abd Allah Djabir Ibn Hayyan Al Sufi, dit Geber. La dualité souffre-mercure lui est, entre autres, attribuée. Elle sera la base de l’alchimie future.

Sa théorie la plus connue reste néanmoins celle des Quatre Éléments, ou “Science des Balances” qui a été mise plus tard en rapport avec la loi des proportions de la chimie moderne et les carrés magiques. Il aurait également découvert l’acide azotique et l’acide sulfurique.

Plus tard, successeur de Djabir, Al-Razi, dit Rhazès s’attacha surtout à la médecine universelle. Dès le VIIIe siècle, l’alchimie arabe se propagea en occident par l’Espagne et donna naissance à de célèbres écoles comme celle de Cordoue ou Tolède.

Alors que l’alchimie tarde à se faire entendre en occident, il en est autrement en Chine. Les débuts exacts de l’alchimie chinoise sont trop flous et, de par le fait, trop difficiles à dater. Néanmoins, nous savons qu’ils travaillèrent en parallèle des découvertes faites dans les pays arabes.

Les théurges de feu chinois se concentrèrent surtout sur le mystère de l’immortalité et la médecine universelle. Il semble que ce soit Tsou Yen qui élabora la théorie du Yin et du Yang, illustrant le principe de mouvements cycliques.

Et si la vie des métaux, entre autres nombreuses choses, est régie par la loi d’alternance cyclique, pourquoi ne pourrait-il en être de même pour l’homme ?

Qu’est-ce qui pouvait l’empêcher de redevenir jeune, une fois vieux ?

Les alchimistes chinois se penchèrent donc surtout sur la recherche d’un remède à la vieillesse par le cinabre, symbole mystique de l’immortalité, et de part sa couleur rouge, symbole du sang et de la vie.

L’homme a depuis toujours porté un intérêt incontestable pour la recherche des mystères en toutes choses. L’art Alchimique, ou science hermétique, fut la première pierre sur laquelle s’érigea de nouvelles connaissances et de nouvelles sciences telles que celles que nous connaissons aujourd’hui.

  • Verslalumière

    Bonjour les amis,
    Je vous invite à regarder au delà des apparences, pour ne pas mettre en opposition science et religion, expressions très imparfaites qui ne constituent d’ailleurs que deux facettes d’une même réalité. Je vous propose également d’étudier l’Oeuvre sous l’angle symbolique (dont l’étymologie nous incite à nous engager personnellement, contractuellement, à partir du moment où nous acceptons ce symbole) plutôt qu’en lecture littérale des grimoires qui ne vous apprendront jamais rien de plus que ce que l’âme connait déjà depuis toujours … Je vous suggère enfin de poursuivre suffisamment votre chemin intérieur, avant de vous engager dans la manipulation des métaux, en engageant votre transmutation par le Triangle Sacré : mort mystique, 2ème naissance et service sacré (expression me paraissant bien plus appropriée que le sacrifice, trop connoté « souffrance », ne croyez vous pas ?).

    • gregorybraibant

      Merci de votre commentaire et votre participation.

      La recherche du chemin intérieur doit se poursuivre tout au long de la vie, quelque soit votre activité, travail ou recherche.

      Pour ce qui est des aspects plus « techniques » nous y viendrons petit à petit afin d’enseigner sans précipitation les bases de l’alchimie.

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