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Existence de la Pierre Philosophale

Depuis toujours, l’homme cherche par son intelligence à transcender les lois de la Nature.

Les alchimistes sont cette sorte d’individus dont le dessein ultime n’est autre que d’acquérir l’exacte connaissance de la Matière et de la Vie.

Pour parvenir à ce savoir inestimable et universelle, ils s’enquirent de transmuer les métaux entre eux afin d’en comprendre la composition, de même que les multiples applications.

Leur découverte la plus célèbre, mais également la plus controversée, fut celle de l’existence de la “Pierre Philosophale”.

Existence de la Pierre Philosophale

En effet, celle-ci aurait la capacité de transformer les métaux en or, de produire des diamants, et elle détiendrait même des propriétés curatives jamais égalées en médecine. L’une de ses particularités, moins connue néanmoins, serait d’accélérer la croissance naturelle du règne animal, végétal et minéral. Cette propriété porte le nom de médecine des trois règnes.

L’élixir philosophique serait donc une puissante condensation de vie énergétique dans une infime quantité de matière. Il agirait comme un fermant pour le corps avec lequel on le met en présence. Il renforce, guérit, nourrit.

De nombreux savants se rangèrent rapidement du côté de l’opposition et calomnièrent les expériences alchimistes prouvant les effets miraculeux de la pierre philosophique.

Alchimie: Existence de la Pierre Philosophale

Alchimie: Existence de la Pierre Philosophale

Pourtant, il n’est pas un texte hermétique définissant l’élixir de manière singulièrement différente à un autre écrit. Tous s’accordent à caractériser la pierre philosophale comme une poudre de couleur différente suivant son niveau de perfection.

Dans sa forme la plus parfaite, elle serait une poudre rouge, bien qu’elle pu aussi se trouver blanche.

Pourtant, l’honnête hermétiste eut bien du mal à prouver sa science aux savants sceptiques qui le classa dans les mêmes rangs que les pathétiques souffleurs, charlatans émérites de l’alchimie.

Deux scientifiques de la fin des années 1800 mirent à l’épreuve les théories de la pierre philosophique. MM Figuier et M Berthelot, deux chimistes officiels et écoutés dans leur domaine, partirent de l’idée que l’alchimie traitait de théories fantasques et sans véritable approche avec la réalité.

Chacun de ces deux savants, indépendemment, cherchèrent à prouver scientifiquement le caractère extraordinaire de pareilles affirmations.

Au terme de ses études sur le sujet en 1853, MM. Figuier en vint à la conclusion suivante:
“Dans l’état présent de nos connaissances, on ne peut prouver, d’une manière absolument rigoureuse que la transmutation des métaux soit impossible; quelques circonstances s’opposent à ce que l’opinion alchimique soit rejetée comme une absurdité en contradiction avec les faits”.

Plus tard, le sceptique Berthelot rejoignit les propos de son confrère Figuier:

“À travers les explications mystiques et les symboles dont s’enveloppent les alchimistes, nous pouvons entrevoir les théories essentielles de leur philosophie: lesquelles se réduisent, en somme, à un petit nombre d’idées claires, plausibles, et dont certaines offrent une analogie étrange avec les conceptions de notre temps.

[…] Pourquoi ne pourrions-nous pas former le soufre avec l’oxygène, former le sélénium et le tellure avec le soufre, par des procédés de condensations convenables ? Pourquoi le tellure, le sélénium ne pourraient-ils pas être changés inversement en soufre et celui-ci, à son tour, métamorphosé en oxygène ? […] Rien en effet ne s’y oppose a priori.” (Les origines de l’Alchimie, 1885).

À cette époque, la prudence était de mise en matière d’alchimie. Les souffleurs toujours plus nombreux, venaient se moquer de la science et discréditaient les travaux hermétiques. Ainsi, lorsqu’un alchimiste tentait de prouver l’existence de la pierre philosophale, il était dit que leur supercherie tenait à un creuset à double fond, des baguettes creuses et remplies de poudre d’or, et des réactions chimiques nulles.

Cependant, les alchimistes, sûrs de leur découverte, ne se découragèrent pas. S’ils ne devaient participer à l’expérience pour que celle-ci soit convaincante, il en serait ainsi. Ce serait les sceptiques eux-mêmes qui en feraient l’expérience.

Helvétius, fut un des témoins choisit par l’alchimie pour prouver sa bonne foi à l’esprit ignorant des savants contemporains.

Figuier raconte l’aventure que vécut cet homme et qui changea irrémédiablement sa position.

“Jean-Frédéric-Schweitzer connu sous le nom latin d’Helvétius, était un des adversaires les plus décidés de l’alchimie; il s’était même rendu célèbre par un écrit contre la poudre sympathique du chevalier Digby.

Le 27 décembre 1666, il reçut à la Haye la visite d’un étranger vêtu, dit-il, comme un bourgeois du nord de la Hollande et qui refusait obstinément de faire connaître son nom. Cet étranger annonça à Helvétius, que sur le bruit de la dispute avec le chevalier Digby, il était accouru pour lui porter les preuves matérielles de l’existence de la pierre philosophale.

Dans une longue conversation, l’adepte défendit les principes hermétiques, et, pour lever les doutes de son adversaire, il lui montra dans une petite boîte d’ivoire la pierre philosophale. C’était une poudre d’une métalline couleur de soufre.

En vain Helvétius conjura-t-il l’inconnu de lui montrer par le feu les vertus de sa poudre, l’alchimiste résista à toutes les instances et se retira en promettant de revenir dans trois semaines.

“Tout en causant avec cet homme et en examinant la pierre philosophale, Helvétius avait eu l’adresse d’en détacher quelques parcelles et de les tenir cachées sous son ongle.

À peine fut-il seul qu’il s’empressa d’en essayer les vertus. Il mit du plomb en fusion dans un creuset et fit la projection. Mais tout se dissipa en fumée. Il ne resta dans le creuset qu’un peu de plomb et de terre vitrifiée.

Jugeant dès lors cet homme comme un imposteur, Helvétius avait à peu près oublié l’aventure lorsque, trois semaines après et au jour marqué, l’étranger reparut. Il refusa encore de faire lui-même l’opération; mais, cédant aux prières du médecin, il lui fit cadeau d’un peu de sa pierre, à peu près la grosseur d’un grain de millet.

Et comme Helvétius exprimait la crainte qu’une si petite quantité de substance ne pût avoir la moindre propriété, l’alchimiste, trouvant encore le cadeau trop magnifique, en enleva la moitié, disant que le reste était suffisant pour transmuer une once et demie de plomb.

En même temps, il eut soin de faire connaître avec détail les précautions nécessaires à la réussite de l’oeuvre et recommanda surtout, au moment de projection d’envelopper la pierre philosophale d’un peu de cire, afin de la garantir des fumées du plomb.

Helvétius comprit en ce moment pourquoi la transmutation qu’il avait essayée avait échoué entre ses mains; il n’avait pas enveloppé la pierre dans la cire et négligé, par conséquent, une précaution indispensable.

L’étranger promettait d’ailleurs de revenir le lendemain pour assister à l’expérience. Le lendemain, Helvétius attendit inutilement; la journée s’écoula toute entière sans que l’on vit paraître personne.

Le soir venu, la femme du médecin, ne pouvant plus contenir son impatience, décida son mari à tenter seul l’opération. L’essai fut exécuté par Helvétius en présence de sa femme et de son fils.
“Il fondit une once et demie de plomb, projeta sur le métal en fusion la pierre enveloppée de cire, couvrit le creuset de son couvercle et le laissa exposé un quart d’heure à l’action du feu.

Au bout de ce temps le métal avait acquis la belle couleur verte de l’or en fusion; coulé et refroidi, il devint d’un jaune magnifique.

Tous les orfèvres de la Haye estimèrent très haut le degré de cet or. Povelius, essayeur général des monnaies de la Hollande, le traita sept fois par l’antimoine sans qu’il diminuât de poids.”

Malgré la preuve flagrante des vertus de la pierre philosophale, l’opposition trouva encore le moyen de discréditer l’expérience. Quels intérêts aurait-eu Helvétius à falsifier la projection alors qu’il était jusqu’alors un fervent défenseur du scepticisme contre les alchimistes ?

La preuve de l’existence de la pierre est irréfutable, quoiqu’en disent ses détracteurs. Les expériences furent nombreuses à travers les âges, et bien qu’elles furent pointées du doigt, elles n’en restèrent pas moins légitimes et dignes de la confiance de ceux qui en furent témoins.

Quant aux secrets de sa composition, ils restent consciencieusement gardés par les rares alchimistes les ayant découverts.

Les textes hermétiques renferment néanmoins des indices pouvant guider les plus assidus depuis la réflexion jusqu’à l’élaboration de la pierre philosophale rouge.

  • philosophale

    la pierre je l’est faite c’est du boulot mais pas irréalisable!

    • pinon michel

      j’en doute fort !

      • philosophale

        Bonsoir si vous en douter c’est que vous l’avez fait vous même je pourrais vous envoyer des photos du comment faire,il faut de la stibine qui as reçu les influences célestes,ensuite du salpêtre,qui vas crée un boum dans le métal en fusion,des clous de maréchal ferrant,ce boum initié par le salpêtre,vas accomplir la transformation des atomes dans le métal, 4 fusion ensuite, après refroidissement broyer,et refusion,une cinquième fois et ainsi de suite,j’usqu’au cristal philosophale.Bonnes soirée.
        Subject: Re: Comment on Existence de la Pierre Philosophale

  • HARUMITSU

    Ben sûr que l’alchimie existe et est opérative ! le plus clair des auteurs est certainement Eyrénée Philalèthe , il dit des choses très justes et très claires , et il semblerait d’après lui que la pierre philosophale ne soit pas si compliquée à fabriquer que cela !

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